“ Les cokeries ”

cokerieLa cokerie est l'usine qui permet d'obtenir du coke. Celui-ci est obtenu par distillation du charbon, dans des fours à l'abri de l'air. Ces fours sont regroupés pour former une batterie. Le coke sert principalement à alimenter les hauts fourneaux.

Une cokerie s'organise en plusieurs sections :

Aujourd'hui le charbon provient essentiellement de l'étranger, il faut le faire importer, généralement celui-ci arrive par bateaux ou trains et beaucoup plus rarement par la route. Bien avant ces exportations, c'est les mines aux alentours, qui fournissait le charbon.

La première étape consiste à réceptionner le charbon, selon le mode de déchargement il sera trié en fonction de sa qualité puis sera envoyé par convoyeurs pour être stocker dans des silos, ou dans un parc à charbon. Il doit être doser et mélanger puis broyer pour former une pâte à coke qui va pouvoir être chargée dans le four.

Un four est un parallélépipède d'une hauteur de 4 à 8 mètres, d'une longueur de 12 à 18 mètres pour moins d'un mètre de largeur. Il est constitué par les panneresses, d'une sôle et d'une voûte munie d'une colonne montante pour la sortie des gaz brutes. A chaque extrémité se trouve une porte en fonte, l'une sert pour défourner/enfourner, l'autre pour faire sortir le coke. Les panneresses sont chauffés à rouge par des carneaux regroupés par piédroits. Sous les carneaux se trouvent les régénérateurs chauffés par les fumées issue des piédroits pour réchauffer l'air qui y circule. Les gaz utilisés sont soit les gaz de cokerie soit les gaz de hauts fourneaux enrichi aux gaz de cokerie.

Le charbon va alors passer par différentes étapes en fonction de l'augmentation de la chaleur. De 100 à 200°C il va sécher, toute l'eau qu'il contient va s'évaporer. Jusqu'à 350°C la pâte entre en fusion, il se ramollit (dégagement de goudron) puis vers 500°C et plus il se solidifie (dégagement d'hydrogène) c'est la phase de semi carbonisation.

A la fin de la cuisson qui peut durer entre 15 et 40 heures selon la qualité que l'on souhaite avoir, on obtient du coke et des matières volatiles. La défourneuse "arrache" la porte et pousse à l'aide d'un bélier le coke de l'autre côté vers le coke car, celui-ci une fois rempli, se dirige vers la tour d'extinction qui va l'éteindre par aspersion d'eau. On déverse ensuite le coke par basculement d'une trappe, sur le quai à coke, situé en contrebas. Le coke sera alors criblé en fonction d'un certain diamètre (critères selon l'acheteur).

On extrait du goudron par condensation, de l'ammoniac par sulfatation, du benzol par lavage et du gaz comme du méthane ou de l'hydrogène. Sur une tonne de charbon on obtient 750kg de coke, 35kg de goudron, 10kg de sulfate d'ammoniaque, 7kg de benzol, 350m3 de gaz

La cokerie est une usine très polluante.

Sources :

Barre de repalage :
- Un peu avant que l'enfournement se termine, la barre de repalage sert à égaliser le niveau de charbon dans le four, le surplus est recueilli dans une trémie et ré-incorporé au mélange.
Carneaux :
- Ce sont des chambres de combustion. On distingue le carneau montant, conduites où circulent le gaz pour chauffer le four et le carneau descendant, conduites où sont évacuées les fumées.
Coke Car :
- On l'appelle aussi "wagon coke" il réceptionne le coke chaud à la sortie du four pour l'envoyer vers la tour d'extinction. Puis une fois éteint et égoutté il est déversé sur le quai à coke, avant son transport vers le criblage.
Défourneuse :
- C'est une machine énorme, comme son nom l'indique elle sert à défourner, c'est à dire à évacuer le coke du four. La machine possède un arrache porte, puis à l'aide d'un bélier elle pousse horizontalement le "saumon" de coke, dans un wagon de l'autre côté du four. Elle se déplace sur des rails parallèle aux fours sur "le quai de la défourneuse", en général une sirène retentit quand elle se déplace.
Enfourneuse :
- C'est la machine qui sert à remplir les fours en combustible. Elle reçoit le charbon provenant de la tour à charbon et le stocke dans ses trémies. On distingue ensuite deux sortes d'enfournement, le plus commun l'enfournement par gravité, l'enfourneuse va se positionner au dessus des fours qu'elle va enfourner en déversant le charbon dans les bouches (ou tampons) de four. L'enfournement pilonné, quand à lui est l'enfournement par la porte du coté défournement.
Guide Coke :
- Il se situe côté coke, entre les fours et le coke car, il sert à guider le coke pour qu'il tombe bien dans le coke car. Il possède également un arrache porte.
Panneresses :
- Ce sont les deux parois verticales, en briques réfractaires, du four.
Piédroits :
- C'est l'ensemble des carneaux de chauffage qui séparent chaque fours, ces piédroits sont communs pour deux fours, c'est à dire qu'il chauffe pour deux.
Régénérateurs :
- Ce sont des empilages de briques
Scrubbers :
- C'est un appareil en forme de tour qui élimine les particules de gaz toxiques et corrosifs dans les fumées, en les lavant.
Torchère :
- C'est un brûleur (en forme de cheminée) qui sert à brûler les rejets de gaz. Dans les hauts fourneaux on y voit souvent brûler une flamme bleue.
Tour à charbon :
- Elle stocke le charbon avant de le transmettre à l'enfourneuse.
Tour d'extinction :
- Le coke brûlant arrive ici où il est arrosé d'eau pour être refroidi, au moment de l'extinction un violent panache de fumée, caractéristique, se dégage, il perd un tiers de son poids qui part donc en vapeur d'eau.

Inventaire

France

Cokeries

Actives

Détruites

03

  • Cokerie de Commentry

12

  • Cokerie de Decazeville

14

  • Cokerie de la SMN (Mondeville)

30

  • Fours à coke de Alais-Tamaris (Alès)
  • Fours à coke de Bessèges
  • Cokerie de La Grand Combe (1841-1911)
  • Fours à coke de La Vernarède
  • Fours à coke de Molières-sur-Cèze
  • Fours à coke de Trescol

38

  • Cokerie de Chasse sur Rhône

40

  • Cokerie de Tarnos

42

  • Cokerie de Bouthéon
  • Cokerie de Firminy
  • Cokerie de La Fouillouse
  • Cokerie de Genilac (Puits Lorette)
  • Cokerie de Genilac (Puits du Couchant)
  • Cokerie de La Grand-Croix
  • Cokerie de Meons (Saint Etienne)
  • Cokerie de Montrambert (Ricamarie)
  • Cokerie de Rive de Gier
  • Cokerie de Roanne
  • Cokerie de la Roche Molière (Puits Dolomieu)
  • Cokerie de Saint Chamond
  • Cokerie de Saint Etienne (Puits Couriot) (1913-1930)
  • Cokerie de Saint Etienne (Puits Montmartre) (1918-1952)
  • Cokerie de Saint Jean Bonnefonds
  • Cokerie de Saint Priest en Jarez
  • Cokerie de la Silardière (Chambon Feugerolles)
  • Cokerie de Sorbiers
  • Cokerie de Verpilleux (Puits Verpilleux) (Saint Etienne)
  • Cokerie de Unieux
  • Cokerie de Villars

44

  • Cokerie de Trignac

52

  • Cokerie de Saint Dizier

54

  • Cokerie de Homécourt
  • Cokerie de Longlaville
  • Cokerie de Longwy-Mont Saint Martin
  • Cokerie de Neuves-Maisons
  • Cokerie de Pompey
  • Cokerie de Pont à Mousson

57

  • Cokerie de Carling
  • Cokerie de Seremange-Erzange
  • Cokerie de Hagondange
  • Cokerie de Marienau
  • Cokerie de Micheville (Russange)
  • Cokerie de Moyeuvre-Grande
  • Cokerie de Sarralbe dite Cokerie "Solvay" (1898-1921) - Sarralbe/Willerwald
  • Cokerie de Thionville

59

  • Cokerie d'Auby
  • Cokerie de Blignières
  • Cokerie de Drocourt
  • Cokerie de Lourches
  • Cokerie de Maubeuge
  • Cokerie de Monchecourt
  • Cokerie de Quievrechain (Fosse 2)
  • Cokerie de Thiers (Escautpont)
  • Cokerie de Waziers

62

  • Cokerie de Chocques
  • Cokerie de Gosnay (Carbolux) Bruay la Bussière
  • Cokerie de Harnes
  • Cokerie de Liévin
  • Cokerie de Mazingarbe
  • Cokerie de Noeux les Mines
  • Cokerie d'Outreau
  • Cokerie de Pont a Vendin

70

  • Cokerie du Chanois (Ronchamp)

71

  • Cokerie du Creusot
  • Cokerie Henri-Paul (Montchanin)

81

  • Cokerie de Carmaux

Cokeries gazières - Usines à gaz - Centrales à gaz

Généralités

La première utilisation du gaz à usage pratique en France remonte à 1816 à Paris pour l'éclairage public. On utilise le gaz pour son pouvoir éclairant.

On parle alors d'usine à gaz comme l'usine de production et de gaz d'éclairage pour l'éclairage des villes. Celui-ci se fait grâce à un bec papillon puis remplacé vers 1892 par le tube à incandescence. Il devient gaz de ville un peu plus tard (à partir de 1830 avec la mention "Gaz à tous les étages" jusqu'en 1930) quand celui-ci sert également pour le chauffage (chauffage urbain), la cuisson (la gazinière) et l'alimentation de moteurs et turbines pour l'industrie. Cette production est dites gaz manufacturé quand elle est produite par distillation d'un matériau tel que :

  • Bois
  • Houille
  • Huiles (végétales et animales)
  • Schistes bitumineux
  • Résines
  • Pétrole
  • Tourbe

Le terme "usine à gaz" est resté dans le langage, car elle fait référence à l'usine embouteillée de canalisations de toute part et indique aujourd'hui une façon de complexifier un sujet qui n'a pas besoin de l'être davantage.

Avec l'apparition et la démocratisation de l'électricité, le gaz disparait de plus en plus des villes. On utilise alors le gaz plutôt pour son pouvoir calorifique. C'est ainsi que l'on peut différencier deux appellations :

  • L'usine à gaz sert principalement à la production de gaz et le coke est considéré comme un sous produit.
  • La cokerie sert principalement à la production de coke et le gaz est considéré comme un sous produit qui sert pour la carbochimie.

Jusque dans le milieu des années 1930, la production de gaz était confiée dans chaque ville voire même département à une société privée qui gérait une concession. C'est ainsi qu'un siècle plus tard durant la période 1900-1914 on recensait approximativement 843 usines en France productrices de gaz. En 1946, après la Seconde Guerre Mondiale, la concentration de la production et la nationalisation eurent pour effet la création d'une seule entité qui fût chargée de la gestion globale (production, transport et distribution) en France, ce fût la naissance du groupe public : Gaz de France (GDF).

Le cas de Paris

Six compagnies se partagent la distribution du gaz à Paris, elles fusionnent, sous l'impulsion du baron Haussmann, en 1856 pour former la Compagnie Parisienne d’Eclairage et de Chauffage par le Gaz (CPECG). A l'expiration de la concession (Paris) en 1906 celle-ci se reforme en Société du Gaz de Paris (SGP) puis se renome en 1937 la Compagnie du Gaz de Paris (CGP).

Onze usines distribuent le gaz à Paris en 1893 produisant 150 millions de mètres cube de gaz par an et 1 millions de tonnes de coke. En 1931 Paris consomme 537 millions de mètres cubes de gaz.

La découverte du gisement de gaz naturel de Lacq en 1951 bouleverse la production de gaz. Les usines ferment les unes après les autres. A partir de 1967 Paris est alimenté par le gaz provenant de Lacq, la dernière torchère de gaz manufacturé est éteinte en 1979.

Sources :
  • GDF
  • Le gaz toute une histoire
  • Archives SGP
  • Archives CPECG

Inventaire pour l'Ile de France

75

  • Usine à gaz de Belleville (1834-) (Gaz de Paris)
  • Usine à gaz du Faubourg Poissonière (1823-) (Gaz de Paris)
  • Usine à gaz de Passy (1838-1928) (Gaz de Paris)
  • Usine à gaz des Ternes (1821-) (Gaz de Paris)
  • Usine à gaz de Vaugirard (1835-1929) (Gaz de Paris)
  • Usine à gaz de La Villette (1856-1955) (Gaz de Paris)

77

  • Usine à gaz de Bray-sur-Seine
  • Usine à gaz de Brie-Comte-Robert
  • Usine à gaz de Coulommiers
  • Usine à gaz de Chateau-Landon
  • Usine à gaz de Chelles
  • Usine à gaz d'Esbly
  • Usine à gaz de Fontainebleau
  • Usine à gaz de Lagny
  • Usine à gaz de La Ferté-Gaucher
  • Usine à gaz de La Ferté-sous-Jouarre
  • Usine à gaz de Lizy-sur-Ourcq
  • Usine à gaz de Meaux (Compagnie continentale du gaz)
  • Usine à gaz de Melun
  • Usine à gaz de Montereau-Fault-Yonne
  • Usine à gaz de Mormant
  • Usine à gaz de Nangis
  • Usine à gaz de Nemours
  • Usine à gaz de Provins
  • Usine à gaz de Rozay-en-Brie
  • Usine à gaz de Souppes
  • Usine à gaz de Tournant-en-Brie

78

  • Usine à gaz de Andresy
  • Usine à gaz de Beynes
  • Usine à gaz de Chevreuse
  • Usine à gaz de Houdan
  • Usine à gaz de Le Pecq
  • Usine à gaz de Maule
  • Usine à gaz de Mantes-la-Jolie
  • Usine à gaz de Meulan
  • Usine à gaz de Montfort-l'Amaury
  • Usine à gaz de Poisy
  • Usine à gaz de Rambouillet
  • Usine à gaz de Saint Arnoult en Yvelines
  • Usine à gaz de Triel-sur-Seine
  • Usine à gaz de Versailles

91

  • Usine à gaz d'Arpajon
  • Usine à gaz de Bretigny-sur-Orge
  • Usine à gaz de Brunoy
  • Usine à gaz de Corbeil-Essonnes (1860-1955)
  • Usine à gaz de Dourdan
  • Usine à gaz d'Etampes
  • Usine à gaz de Juvisy-sur-Orge (Compagnie Franco-Belge du gaz)
  • Usine à gaz de Longjumeau
  • Usine à gaz de Mennecy
  • Usine à gaz de Monthlery
  • Usine à gaz de Palaiseau (Société d'éclairage par le gaz et l'électricité)

92

  • Usine à gaz d'Antony
  • Usine à gaz de Boulogne (Gaz de Paris)
  • Usine à gaz de Clichy (-1960) (Gaz de Paris)
  • Usine à gaz de Gennevilliers (1904-1961) ECFM (Eclairage Chauffage Force Motrice)
  • Usine à gaz d'Issy les Moulineaux
  • Usine à gaz de Nanterre (1902-1960) (Union des Gaz puis Lyonnaise des Eaux et de I'Eclairage)
  • Usine à gaz de Rueil Malmaison (Société Lyonnaise des eaux)
  • Usine à gaz de Suresnes
  • Usine à gaz de Villeneuve la Garenne (Société des Cokeries de la Seine)

93

  • Usine à gaz du Bourget
  • Usine à gaz de La Courneuve
  • Usine à gaz de Livry-Gargan (Fusion des Gaz)
  • Usine à gaz de Montreuil (1868- détruite en 1960) (Société du gaz de Montreuil puis ECFM)
  • Usine à gaz de Neuilly Plaisance (Fusion des Gaz)
  • Usine à gaz de Noisy le Sec (Societé Suburbaine de Gaz et d'Electricité)
  • Usine à gaz du Landy (Usine Nord) - Saint Denis (1889-1977) (Gaz de Paris)
  • Usine à gaz Le Cornillon (Usine Nord) - Saint Denis (1929-1977) (Gaz de Paris)
  • Usine à gaz de Villemomble (Fusion des Gaz)

94

  • Usine à gaz d'Alfortville (1954-1967) (Paris Sud Cokerie) (ECFM)
  • Usine à gaz de Brie-sur-Larne
  • Usine à gaz de Champigny-sur-Marne
  • Usine à gaz d'Ivry (1836-1932) (Gaz de Paris)
  • Usine à gaz de Maisons-Alfort (1863-1910) (Gaz de Paris)
  • Usine à gaz de Saint Mandé (-1936) (Gaz de Paris)
  • Usine à gaz de Sucy-en-Brie
  • Usine à gaz de Villeneuve-Saint-Georges (Société d'éclairage par le gaz et l'électricité)

95

  • Usine à gaz d'Argenteuil
  • Usine à gaz d'Auvers sur Oise
  • Usine à gaz de L'Isle Adam (Compagnie Française d'éclairage et de chauffage par le gaz)
  • Usine à gaz de Luzarches
  • Usine à gaz de Magny en Vexin
  • Usine à gaz de Marines
  • Usine à gaz de Persan
  • Usine à gaz de Pontoise
  • Usine à gaz de Sarcelles (Société départementale des Usines à gaz)
  • Usine à gaz de Taverny (Société départementale des Usines à gaz)

Allemagne

Région Rhénanie-du-Nord-Westphalie

Belgique

  • Cokerie d'Anderlues - (Cokeries d'Anderlues, 1906-2002) - Anderlues (Arrêtée)
  • Cokerie d'Athus - Athus (Détruite)
  • Fours à coke SA de la Grande Machine à Feu Puits 1 - Dour (Détruite)
  • Cokerie de Flemalle (Cockerill, 1922-1984) - Flemalle (Détruite)
  • Cokerie SIDMAR (1973 -) - Gand - Active
  • Fours à coke Charbonnage de Bois du Luc - Houdeng-Aimeries (Détruite)
  • Fours à coke Charbonnage de Houssu Fosse 6 - Haine Saint Paul (Détruite)
  • Cokerie Hainaut-Sambre - Montignies sur Sambre
  • Cokerie Gustave Boel (-1994) - La Louvière (Détruite)
  • Cokerie Buda Marly (Carcoke, 1930-1993) - Neder-Over-Henbeek (Détruite)
  • Cokerie de Marchienne-au-Pont ou Providence (Duferco, -2008) - Marchienne-au-Pont (Détruite)
  • Cokerie d'Ougrée (1835-1979) - Ougrée - (Détruite)
  • Fours à coke de Ressaix - Ressaix (Détruite)
  • Cokerie de Tertre (Carcoke, 1928-1997) - Saint Ghislain (Détruite, la plus grande de Belgique)
  • Cokerie de Seraing (ArcelorMittal, -2014) - Seraing
  • Fours à coke de Vilvoorde (1918-1986) - Vilvoorde
  • Cokerie de Vilvoorde (Cokeries du Brabant, 1927-1969) - Vilvoorde (Détruite)
  • Cokerie Carcoke Zeebrugge (Carcoke, 1900-1996) - Zeebrugge (Détruite)
  • Cokerie Kuhlmann - Zelzate (1912-1965) (Détruite)