“ Les carrières et mines de Belgique ”

Voici un dossier consacré sur quelques carrières et mines souterraines de Belgique.

C1

Il s'agit de deux descenderies parallèles inclinées à 20° situées à une cinquantaine de mètres l'une de l'autre afin de rejoindre des couches de charbon. L'un servira pour l'extraction et l'autre pour l'aérage et le matériel. Le creusement fût malheureusement compliqué par la découverte d'une source d'eau chaude et arrêté à cause des conditions d'exhaurage et d'effondrements trop contraignants.

Finalement un puits, classique, fût fonçé plus loin dans la concession afin d'exploiter le charbon.

Descenderie Descenderie Descenderie Descenderie
Descenderies
Descenderie Descenderie Descenderie Cheminée
Descenderies

Notes Les premiers mètres se font sans difficultés mais rapidement un panache de brume est visible du à la source d'eau chaude. Cette première descenderie est équipée d'escaliers à gauche et de sa voie à droite (manquante).

Une première transition avec deux murs forme une sorte de sas, de l'autre côté : la descenderie reprend mais la visibilité est quasiment nulle et la température est beaucoup plus importante. Ce sas est surmonté par une cheminée qui se poursuit en surface.

Descenderie Descenderie Descenderie
Descenderies

Notes Les deux descenderies sont construits sur le même schéma parés de briques. Le fond, noyé, est atteint plus rapidement mais une terrible odeur de souffre s'en échappe, il n'y a qu'à voir les murs pour s'en rendre compte.

C2

Il s'agit d'une galerie minière qui permettait de rejoindre les premiers travaux miniers et la recette d'un puits de charbonnage.

Galerie Benne Benne Tuyaux Renforts
Galerie

Notes La galerie est entièrement cintrée, elle recoupe un premier croisement qui est la jonction vers la seconde entrée, où se trouve une benne, mais celle-ci est effondrée de ce côté. Les tuyaux sont là pour amener l'air comprimé au fond. La galerie creusée dans le rocher est en très mauvais état, les barres métalliques de faible épaisseur ne supportent pas assez bien les blocs et la pression des terrains. Les planches en bois entre les renforts et la roche sont devenus inexistantes !

Galerie du puits Galerie du puits Galerie du puits
Galerie du puits

Notes La galerie s'est effondrée sur à peu près 5m de longueur rendant impossible la jonction vers la suite. Après des travaux difficiles de désobstruction, un passage délicat et mince est possible mais extrêmement dangereux (des cailloux tombent lors de notre passage).

Nous accédons à la suite qui est en meilleur état, façon de parler. Nous rejoignons la recette du puits après une centaine de mètres au total dans une galerie à l'aspect purement glauque, donc totalement minière.

Recette Recette Recette Recette Galerie du fond Galerie du fond
Recette - Puits

Notes Le puits est entièrement remblayé mais il est possible d'aller de l'autre côté malgré tout. Il reste encore une berline et un stock de cintres, ce qui donne un certain charme au lieu.

La galerie continue sur une cinquantaine de mètres avant de s'arrêter sur un front de taille. Près de la voie on remarque la présence d'un rouleau pour le trainage des berlines. Sur le retour, on apercevra derrière les cintres à un endroit une belle veine de charbon, maigre et fragile.

Croisement Porte d'aérage Galerie plongeante Galerie plongeante
Croisement

Notes Nous revenons en arrière au niveau du premier croisement, il y a le départ vers une première galerie plongeante assez vertigineuse qui s'enfonce dans les profondeurs. Le fond boueux est finalement effondré mais aussi légèrement gazé. L'aspect de la galerie est assurément magnifique. Cette section est cloisonnée par plusieurs portes d'aérage (il n'en reste qu'une).

Départ galerie Galerie L'effondrement
Galerie principale

Notes Nous mettons le cap vers la sortie et revenons juste derrière l'effondrement, il y a un premier départ de galerie plongeante mais c'est rapidement bouché. La galerie ici est assez longue et en bon état, ca change. Il nous reste a repasser la chatière de l'extrême avant de pouvoir souffler, au revoir la mine !

C3

Il s'agit d'une galerie de jonction entre un ancien charbonnage et une voie d'acheminement du minerai. Elle est légèrement inclinée sur toute sa longueur.

Galerie Benne Benne
Galerie

Notes Le départ est une petite galerie assez étroite et parée de briques.

Galerie Benne Benne Benne 25 pour 250m
Cintres

Notes Celle-ci s'élargit et reçoit des consolidations avec des cintres. Au dessus des cintres le ciel est consolidé par des pierres taillées en arc en plein cintre et des remblais sur les côtés. Mais avec les années ca ne tient plus beaucoup...

Le tunnel atteint quasiment le kilomètre avec des panneaux indiquant tous les cent mètres la distance parcourue.

La galerie souterraine passe sous plusieurs infrastructures routières du moins aujourd'hui : routes, voie ferrée mais aussi sous une partie du terril du charbonnage qui s'est agrandi au fur et à mesure des années, ce qui peut expliquer également sa forte consolidation.

Galerie Benne Benne Benne
Cintres

Notes Par endroits c'est même assez limite. Les cintres sont rongés par l'humidité, ca s'effrite à en faire peur, attention à ne rien toucher. La galerie se rétrécit de nouveau, il n'y a plus qu'un passage d'homme et rectangulaire.

Galerie bétonnée Galerie bétonnée Fond
Galerie

Notes Et puis vers le fond cela s'arrange, la galerie reprend sa largeur, elle est entièrement bétonnée, plus moderne...mais elle est penchée ! Finalement elle s'arrête brutalement sur une cheminée sans trop savoir pourquoi. Sans doute que le minerai était déversé par ici.

CR01 - La Malogne

La Malogne est une carrière de craie phosphatée de couleur brun/gris. L'extraction commence dés 1874 à Ciply, en souterrain comme à ciel ouvert, en développant plusieurs exploitations sur tout le bassin. Rapidement épuisé et avec l'arrivée de phosphate étrangers plus compétitif provenant de Russie, Tunisie et surtout du Maroc dés le XXe siècle, l'activité voit le déclin dans la région et les carrières ferment progressivement. La dernière exploitation fermera au début de la seconde guerre mondiale. La Malogne représente la plus grande carrière souterraine.

Pour rappel on utilise principalement le phosphate dans l'agriculture comme engrais chimique.

La carrière est exploitée en chambres par un grand nombre de piliers tournés de 4/5m de hauteur, s'étendant sur plus d'une centaine d'hectares, 300km de galeries dont une moitié est noyée sous les eaux. A de nombreux endroits on peut quand même constater que l'eau baisse, ou s'est retirée, en laissant la marque du niveau atteint sur les parois.

Les galeries furent reconverties ensuite comme champignonnière jusque dans les années 70.

Citons, et c'est bien là l'aspect particulier de cette carrière qui est classé au Patrimoine Exceptionnel de Wallonie, ses curiosités géologiques et paléontologiques. En effet les travailleurs en remuant le sol pour trouver le phosphate ont mis à jour des ossements, des fossiles remontant à la disparition des dinosaures (70 millions d'années), certains mesurant plusieurs dizaine de mètres. On a pu retiré l'ossature d'un Hainosaure ("Le Lezard du Hainaut" famille des Mosasaures) de 16m50, aujourd'hui exposé au musée d'Histoire Naturelle de Bruxelles. Dans une descenderie de la carrière on pourra admirer toutes les différentes couches géologiques.

En outre la carrière est aussi un lieu protégé servant d'hibernation pour les chauve souris.

En 2015 un impressionnant effondrement d'un hectare souterrain s'est produit provoquant un affaissement du sol entre 2 et 3m. De ce fait une grande partie de ce réseau est maintenant complètement inaccessible.

  • Une série de cartes postales de Ciply concernant les anciennes phosphatières.
  • Le site de l'association de La Malogne.
Piliers Diabolos
Piliers Diabolos
Secteur noyé
Secteur noyé
Lagon bleu
Lagon bleu
Piliers tournés
Piliers tournés

Notes Après exploitation dans le cas de piliers tournés, ce sont eux qui supportent le ciel et le terrain au dessus. Ici on peut constater une surcharge sous l'effet de fortes contraintes de compression, qui a pour cause leur dégradation par écaillage (pilier rongés au centre). En cas de rupture de l'un d'eux, les forces générées seront automatiquement répercutés aux piliers voisins, et si ils ne suffisent pas ils risquent d'entraîner un effondrement généralisé et brutal de tout ce secteur.

L'eau peut aussi être l'une des conséquences puisque l'on retrouve ce genre de piliers que dans les zones inondées.

Mur de transition
Mur de transition
Les wagonnets
Les wagonnets
Les rails
Les rails

Notes Le mur de transition indique un changement de secteur dans la carrière.

Echelle
Echelle
Galeries basses
Galeries basses
Tunnel en briques
Tunnel en briques
La descenderie
La descenderie

Notes Dans ce secteur les galeries sont plus basses et se terminent dans cette consolidation en forme de tunnel, qui était visiblement une ancienne entrée, aujourd'hui bouchée.

Le port
Le port
Galeries noyés
Galeries noyés
Champignonnière
Champignonnière
Rivière
Rivière

Notes On arrive dans la champignonnière, qui s'étend sur un grand secteur, ce sont des meules mais elles sont en mauvais état aujourd'hui.

CR02

Il s'agit d'une ancienne exploitation de craie phosphatée typique de la région. Contrairement à la Malogne, les volumes sont plus hauts et impressionnants par endroits. La carrière se divise aujourd'hui en deux parties, la première reconvertie en champignonnière, la seconde encore brute d'exploitation.

Rideau ! Champignons de Paris Champignonnière en meules Plan incliné Galeries Galeries
Champignonnière

Notes Cette première partie est très propre, tout a été nettoyé. Il ne reste qu'une petite zone pour la culture du champignon ici en meules.

Juste à côté se trouve des galeries bien différentes, peu hautes et arrondies, l'exploitation ne s'est pas faites sur toute la hauteur. Il ne s'agit pas de piliers tournés mais de galeries filantes. Cette zone servait également à la champignonnière, tout est encore équipé comme si cela servait encore mais il n'y a plus rien aujourd'hui. On peut lire sur quelques parois des noms de rues de villes.

Enfin observez les 2 ou 3 rangées de silex bien visible dans la masse crayeuse.

Galeries Galeries Galeries Galeries
Galeries

Notes Voici à présent la seconde zone, elle est restée telle quelle après l'exploitation, il reste beaucoup de déchets de taille et des rangées de silex. Remarquez que certains piliers (Cf : Première photo) témoigne d'un niveau supérieur ou d'une exploitation en deux temps.

Cette zone est soumise aux fluctuations de la nappe, et certaines galeries sont souvent inondées. L'eau a laissée sa marque sur le bas des piliers.

Galeries Galeries Galeries Galeries
Galeries

Notes Pour faire face à ces inondations, l'eau était régulée par des rigoles au sol et amenée dans une zone choisie pour être pompée. Celle-ci était évacuée par une conduite qui ressortait au jour par une petite galerie très basse. Il reste une partie de ce système.

Wagonnets Wagonnets Wagonnets Wagonnets
Wagonnets

Notes Ces wagonnets sont les seuls témoins de l'exploitation.

Mine de Vedrin

Année : 1612 -

C'est la SAVENA (Société Anonyme des Mines de Pyrites de Vedrin) qui a exploitée cette mine on a extrait de la pyrite et de la galène. Même à faible profondeur, l'exploitation est rendue difficile dues aux nombreuses infiltrations d'eaux, la mine sera même inondée en 1647.

Depuis 1947 c'est la société Vivaqua (ex CIBE), qui pompe ces eaux d'exhaure, et la traite (l'eau est partiellement ferreuse) à -130 mètres en vue de la rendre potable.

Puits Wilmart Puits Wilmart Puits Wilmart Puits Wilmart
Puits Wilmart
Puits Saint Marc Puits Saint Marc
Puits Saint Marc

Notes Ici il n'y a pas de chevalement.

Puits du Croisier Puits du Croisier Puits du Croisier Puits du Croisier Puits du Croisier
Puits du Croisier
Maison Maison
Cité
Bureaux Bureaux Bureaux Bureaux Bureaux
Bureaux

Notes C'est un petit site relativement peu connu mais qui possède un certain charme.

Vedrin Vedrin Vedrin Vedrin
Vedrin
Puits 1 Puits 1 Puits 1 Puits 1 Puits 1
Puits 1
Puits 2 Puits 2 Puits 2 Puits 2 Réservoir
Puits 2
Recette jour Plaque Cuffat
Recette jour

Le marbre noir est une spécialité marbrière typique de la Belgique reconnue depuis l'Antiquité. Ces marbres sont très appréciés et ont été utilisés partout dans le monde. La pureté et l'homogénéité des bancs ont fait leur réputation mais ceux-ci sont de faible épaisseur ce qui entraîne souvent de nombreux déchets dans les ensembles calcaires qui les composent.

Tous les marbres noirs de Belgique sont issus de l'ère du Paléozoïque (Dévonien et principalement Carbonifère) :

  • Le marbre Frasnien de Golzinne (dénommé Marbre de Mazy, Noir Belge)
  • Le marbre Dinantien de Dinant, Denée, Theux et de Basècles (Viséen inférieur)
  • Le marbre de Namur de Namur (Viséen moyen)

Ce marbre est un calcaire stratifié grenu ou oolithique dont la couleur peut varier entre le gris clair, le bleu et plus généralement le noir.

Carrière de Mazy

Année : Inconnue

Il s'agit d'un tout petit chevalement qui sert à la descente du personnel, pour la carrière de Mazy, celle-ci est toujours exploitée pour son marbre noir, en pilier tournés.

Au niveau du chevalement, on y retrouve le bâtiment de la machine d'extraction, des bureaux et l'atelier pour la découpe des blocs de marbre, il reste de nombreux blocs au dehors en attente ou inutilisés.

Mazy Mazy Mazy Mazy Mazy Treuil
Mazy
Mazy Mazy Mazy Mazy Mazy Puits
Mazy
Atelier découpe Atelier découpe Atelier découpe Atelier découpe
Atelier découpe

Notes Les pierres précédemment remontées par le chevalement sont aujourd'hui remontés par un Manitou et découpées directement ici.

Carrière des Grands-Malades

Idéalement située au bord de la Meuse, entre Namur et la rive gauche de Beez la carrière des Grands Malades, est une carrière de marbre noir, pierre que l'on nomme également Pierre de Namur, cette pierre est très convoitée et sert à l'embellissement des édifices (surtout religieux), monuments funéraires.

La carrière tire son nom de l'ancienne léproserie érigée ici en 1210. Après sa fermeture et sa démolition au milieu du 19ème siècle, l'appellation de Grands Malades est resté et donna son nom aux carrières, à l'écluse, au pont et à un nom de rue dans la ville.

L'exploitation de la pierre est connue depuis l'époque gallo-romaine, comme en témoigne certaines stèles funéraires retrouvées à la citadelle de Namur. Elle se développe plus activement durant le 14ème siècle (première mention en 1516) et prend de l'essor au 18ème siècle où deux carrières sont ouvertes (inférieures et supérieures) mais aussi à ciel ouvert.

On peut lire "De tous les marbres de la même couleur que l'on exploite sur divers points de la province, le marbre des Grands Malades est celui qui résiste le mieux à la gelée et à la chaleur, mais il est rarement exempt de terrasses, de veinules et de tâches blanches et surtout de clous".

Durant la seconde moitié du 19ème siècle, l'exploitation souterraine est arrêtée et se poursuit à ciel ouvert en utilisant les nouveaux fours à chaux (encore visible le long de la route) construits quelques années en arrière entre 1872 et 1882. Sans savoir précisément quand, l'extraction s'arrête à la fin du 19ème siècle laissant place à partir de 1913 à la Brasserie des Carrières de Marbre de s'installer dans la carrière. Celle-ci procède à quelques aménagements afin de pouvoir entreposer ses bières, jusqu'en 1935.

S'en suivent pendant quelques années la culture de champignon, qu'il est devenu difficile de déceler de nos jours dans la carrière (culture en meules visiblement ?). Les fours à chaux eux s'arrêtent en 1971 à la fermeture de la Société des carrières et fours à chaux des Grands Malades qui n'exploitait plus qu'à ciel ouvert.

Sources :

  • Wikipédia
  • Dictionnaire géographique de la province de Namur
  • Les matériaux de construction de Belgique et du Nord de la France - Eric Groessens
Piliers tournés Ciel instable Quai de chargement Effondrement
Carrière

Notes L'extraction a été menée principalement par piliers tournés et plus rarement par galerie. Les premières salles visitées ont des volumes assez importants où la portance des piliers ne semble pas très bien respectées partout : des effondrements impressionnants sont visibles.

Le pendage des bancs s'incline vers le SE sur une trentaine de degrés et donnant accès à plusieurs quartiers où se trouve l'entrée supérieure et au plus bas, l'entrée inférieure au niveau de la falaise.

Fondations concaves Murs en briques Murs en briques Murs en briques Murs en briques
Aménagements

Notes Les aménagements effectués par les brasseurs sont sans doute ce qui est le plus reconnaissable dans la carrière de nos jours : de longs murs en briques, locaux, structures dédiées à la manutention de fûts, structures métalliques. Ces neufs zones sont principalement positionnées près de l'entrée inférieure et regroupées au centre de la carrière où se trouve les chambres les plus spacieuses.

Grille d'entrée Inscription Inscription
Entrée inférieure

Notes Voici l'entrée inférieure qui donnait face à la Meuse. C'est un tunnel voûté d'une vingtaine mètre donnant accès à son milieu à un petit local. Au débouché, se trouve un chronogramme qui indique la montée des eaux de la Meuse lors d'une inondation. Cette inscription est faites par Borgnet lors de sa visite en 1849 :

  • La plus haute indique : "Le Jour De saInt thoMas Les eaUX fUrent IVsqVICI."
  • La suivante en dessous : "Lan 1740 la Meuse a venu Iusqua cette l..."
Escalier Escalier Signatures Structure métallique Four
Aménagements

Notes Nous voici à présent dans les quartiers supérieurs, les volumes sont moins grands et souvent encombrés de remblais, ici aussi se trouve des aménagements dont cette structure métallique (nommée la grande salle inclinée), qui nous échappe un peu sur son fonctionnement ? Notez simplement les marches faiblement taillées directement au sol.

Egalement présent un peu plus haut et isolé de tout, ce four positionné près d'une cheminée naturelle, qui n'aurait jamais servi.

Entrée supérieure Puits Puits Puits
Entrée supérieure - Puits

Notes Près de l'ancienne entrée supérieure faites en arc en plein cintre, se trouve un très beau puits, de 5m de diamètre sur 25m de hauteur, entièrement appareillé en briques et débouchant au jour en une très belle cheminée.

Carrière M1

Cette carrière est l'une des seules à posséder des piliers à bras en marbre !

L'extraction menée en hagues et piliers tournés a été très largement surcreusée provoquant une certaine fragilité des piliers (diabolos) et du ciel qui n'hésite pas à se détacher complètement par plaques. L'état plus qu'incertain et l'instabilité générale ne nous a pas donné l'envie de prolonger notre visite.

Carrière Carrière Carrière Pilier maçonné
Carrière
Carrière Carrière Carrière Piliers à bras Piliers à bras
Carrière

Carrière M2

Il s'agit d'une très petite carrière souterraine exploitée dans le Dévonien supérieur (Frasnien).

Entrée Herse Herse
Entrée

Notes Cela ne se voit pas très bien sur la première photo mais l'entrée est située une dizaine de mètres plus bas. Il reste encore sur le plateau le socle qui accueillait le treuil pour la remontée des blocs.

L'entrée est fermée par une sorte de herse non pas verticale mais grâce au basculement d'un contrepoids. C'est très original pour une si petite exploitation !

Front de taille Chaîne Front de taille Taille
Extraction
Carrière Noyage
Carrière

Notes La seule chambre visible présente encore toutes les traces d'exploitation, chaîne, tirants, chandelles dans un espace assez réduit mais charmant. Les parois lisses sont découpées au câble diamanté et plus bas on observera les traces laissés issus de la perforation serrée au marteau pneumatique pour le desserrage des blocs.

Le fond plonge dans le noyage.