“ Les mines de fer du Haut-Anjou ”

Voici un dossier consacré sur l'industrie minière d'Anjou-Bretagne et précisément sur le bassin ferrifère de Ségré.

Le bassin de Segré est formé à l'ère du Paléozoïque, pendant l'Ordovicien, les couches de minerais (dénommées A, B, C, D) sont localisées dans la formation des Grès armoricains (au mur) et des schistes (le toit) au sein d'un synclinal orienté d'Est en Ouest sur une centaine de kilomètres de longueur et 50 kilomètres de largeur (Entre la Chapelle-sur-Oudon et Pouancé). Les seules couches A et B ont été exploitées à des profondeurs entre -40m et -400m avec des puissances comprises entre 1m et 5m (théorique), et un pendage quasi vertical variant de 90° sur le flanc Nord, à 45° (vers l'Ouest) à 65° (vers l'Est) sur le flanc Sud.

Ces travaux sont dans une certaine mesure assez semblables aux exploitations du Bassin de Normandie.

Le minerai est composé de magnétite (50 à 60%). Il est de couleur noir et d'aspect cristallisé, il a un fort magnétisme et peut contenir également des traces d'autres minéraux comme de la sidérite et des silicates ferrifères.

On peux dater les premières exploitations de la période Gauloise, mais il faut attendre la fin du 19ème siècle pour voir apparaître une exploitation industrielle du bassin. Des premières recherches sont établies en 1850 et montrent plusieurs couches de minerai qui pourrait être exploitées. La défaite de la France lors de la guerre Franco-Prussienne de 1870 entraîne l'annexion de l'Alsace-Moselle, la France perd en contrepartie son plus gros bassin minier de fer : la Lorraine. Des recherches sur les autres bassins ferrifères de France sont alors engagées, en Anjou celles-ci se font plus précises à partir de 1872 et débouchent deux ans plus tard à l'institution de quatre concessions minières :

Carreau minier Bois II-IIIA partir de 1879, la Ferrière, Bois et les Aulnais se regroupent pour former la première société minière : la Société des Mines de Fer de l'Anjou et des Forges de Saint Nazaire. C'est Louis-Paul Davy qui en est le directeur. L'Oudon alors propriété de la Société des Hauts-Fourneaux de Denain, sera finalement intégrée à partir de 1881. La société exploite ici et envoie le fer dans la région de Trignac où elle dispose de forges, d'une aciérie et d'un laminoir. Elle reçoit également le minerai d'Espagne et sa houille d'Angleterre. Le transport du minerai par voie fluviale coûte très cher et conduit à la faillite de la société. Il faut attendre 1891 pour reprendre l'exploitation avec l'ouverture de la future ligne ferroviaire Segré-Saint Nazaire. La société dénommée : Société des Hauts Fourneaux, Forges et Aciéries de Trignac, fait face maintenant à un nouveau problème, celui du minerai. La moitié contient de la magnétite et se réduit très mal à haute température, ce qui donne un acier de mauvaise qualité et phosphoreux. La société est de nouveau arrêtée.

1907, le procédé Thomas déjà utilisé depuis des années, relance une troisième fois la société, rachetée alors par Les Usines Métallurgiques de la Basse-Loire. Cette fois-ci les essais sont concluants et entraînent le 08 Mai 1911 à la création de la filiale d'exploitation : Société des Mines de Fer de Segré.

Sur les quatre concessions de départ, seules Bois et les Aulnais seront fortement exploitées. La Ferrière présente un trop grand nombre de failles et de venues d'eaux. Malgré que l'Oudon possède un accès plus simplifié, les chantiers sont les plus vieux, le minerai est envoyé par charrettes puis par transporteur aérien jusqu'à la gare de Segré, après 1914. Malgré tout, à cause de la crise de 1929 et d'un trop gros stock d'invendu, la fermeture du carreau intervient en 1934.

La société se focalise essentiellement sur les deux autres concessions qui semblent offrir un plus gros gisement notamment en profondeur, c'est alors une période de modernisation :

Descenderie de l'OudonA partir de 1922 Bois et les Aulnais sont connectés souterrainement. Petit à petit la production est regroupée sur un seul puits et atteint plus de 500 000 tonnes dans les années 1960. L'exploitation est faites par la méthode de chambres et piliers tournés dit "en magasin", du sol vers le ciel, le minerai étant récupéré par gravité par la galerie de niveau et évacué vers la galerie de roulage.

Mais l'arrivée de minerai beaucoup plus riches et moins chers en provenance d'autres Pays vont avoir raison du minerai Segréen comme dans les autres régions ferrifères. Etant donné que le minerai est fort siliceux et disons le, plus difficile à extraire compte tenu de la morpho-géologie du gisement son prix de rendement est onéreux. Il n'est plus du tout compétitif. Les années 70 marque alors une phase de déclin qui va s'amorcer avec les premiers licenciements, puis par des grèves et l'arrêt des travaux en 1984 et la dernière remontée le 31 juillet 1985.

Le site de Bois II/III représente actuellement l'ensemble minier le plus complet de l'Ouest de la France, comprenant deux puits de différentes époques, bâtiments d'extractions, bâtiments des mineurs, bâtiment de traitement du minerai, dans un état presque complet.

Au total 15 millions de tonnes ont été extraites et il resterait selon des estimations à peu près 10 millions de réserves.

Sources :

Carreau de l'Oudon

Commune : Segré

La concession des Mines de fer de l'Oudon est instaurée le 03 Janvier 1875 et s'étend sur les communes de Segré, Sainte-Gemmes d'Andigné et la Chapelle-sur-l'Oudon. C'est la société des Hauts Fourneaux de Denain qui en est propriétaire.

Puits de l'Oudon Puits de l'Oudon Puits de l'Oudon Puits de l'Oudon
Puits de l'Oudon

Notes Avant sa fermeture la mine extrait 960 000 tonnes de minerai.

Bâtiment des machines
Bâtiment des machines
Descenderie
Descenderie
Arches Arches
Arches
Ancien puits ?
Ancien puits ?

Notes Cette entrée est particulière pour le bassin car il s'agit d'une descenderie inclinée à 36°

Ces arches supportaient un transporteur aérien permettant l'acheminement du minerai directement jusqu'à la gare, qui se situait à l'époque au Sud du site.

Bureau et laboratoires des mines Bureau et laboratoires des mines
Bureau et laboratoires des mines

Notes Voici l'ancien bâtiment administratif et laboratoire des mines construit tout en béton armé avec toit en terrasse. Il sert aujourd'hui de centre médico-social.

Carreau de Bois II/III

Commune : Nyoiseau

Bois I
Bois I
Pelle Eimco
Pelle Eimco
Cité minière
Cité minière
Eglise Sainte Barbe
Eglise Sainte Barbe

Notes Le carreau du Bois I est aujourd'hui une propriété privée.

Carreau Bois II/III Carreau Bois II/III
Carreau Bois II/III

Notes Voici le premier contact avec le carreau en arrivant de la cité minière. C'est un site assez conséquent et visible de très loin.

Carreau Bois II/III Carreau Bois II/III Carreau Bois II/III Carreau Bois II/III
Carreau Bois II/III
Puits Bois II Puits Bois II Puits Bois II
Puits Bois II

Notes A partir de 1963, une tour d'extraction en béton armé de 57m est édifiée en remplacement de l'ancien chevalement métallique. La tour est équipé d'une machine d'extraction Koepe. Le puits est ensuite ravalé jusqu'à -600m.

On peut encore apercevoir la faux carré de l'ancien chevalement métallique, dans le carré porteur constituant les quatre piliers.

Atelier de bouletage Atelier de bouletage
Atelier de bouletage
Chargement
Chargement
Boulettes
Boulettes

Notes Voici l'ancien bâtiment de fabrication de boulettes. C'est un gros cube tout en béton dont il ne reste plus aucune machine. Le bouletage consiste à la fabrication de billes compactes de fer qui sont utilisées dans les hauts fourneaux. Le bouletage à l'avantage également de pouvoir enrichir le minerai. On utilise de la bentonite comme additif pour son rôle de liant.

Arche
Arche
Puits Bois II Puits Bois II
Puits Bois II

Notes Il reste également sur le site les vestiges d'arches comme celles-ci (Cf: Arche) qui soutenaient une bande transporteuse, permettant l'acheminement du minerai.

Bâtiment d'extraction Bois II Bâtiment d'extraction Bois II Bâtiment d'extraction Bois II
Bâtiment d'extraction Bois II

Notes Il s'agit de l'ancien bâtiment d'extraction du puits Bois II quand celui-ci était encore équipé par un chevalement métallique. Pour rappel, les deux chevalements étaient identiques à leur construction. On y voit encore les passages de câbles.

Puits Bois III Puits Bois III Puits Bois III
Puits Bois III

Notes Le chevalement mesure 42m de hauteur.

Un triage et une nouvelle recette sont construites, puis les équipements de concassage et de criblage sont modernisés entre 1956 et 1959.

Puits Bois III Puits Bois III Puits Bois III Puits Bois III Carreau Bois II/III
Puits Bois III
Bâtiment des douches
Bâtiment des douches
Douches
Douches
Salle des pendus
Salle des pendus
Tableau à jetons
Tableau à jetons

Notes Le site a été pillé et il ne reste plus grand chose. Il y avait deux salles de pendus et douches ainsi qu'une petite chaufferie

Puits Puits
Puits
Hola
Hola
Puits
Puits
Puits
Puits
Recette décagement Recette décagement
Recette décagement
Culbuteur Culbuteur Culbuteur
Culbuteur
Culbuteur Culbuteur
Culbuteur
Traînage mécanique
Traînage mécanique
Chaîne
Chaîne

Notes Une fois culbuté, les wagonnets font demi tour et sont remontés au puits via un traînage mécanique par chaîne.

Le minerai quand à lui va être concassé

Recette encagement
Recette encagement
Refouleur
Refouleur
Commandes d'encagement
Commandes d'encagement
Taquet de freinage
Taquet de freinage
Norias Norias
Norias

Notes Le minerai est alors remonté au plus haut par des norias, vers les cribles.

Cribles trommel Cribles trommel
Cribles trommel
Arbre de transmission
Arbre de transmission

Notes A la sortie du noria, le minerai tombe directement dans les cribles. Les norias actionnaient également cet arbre de transmission par des courroies et servait à mettre en mouvement les cribles.

Cribles trommel Cribles trommel Cribles trommel Cribles trommel
Cribles trommel

Notes Le minerai est calibré en deux tailles le 15-35 et le 5-15. Le crible trommel est un tambour formé de grilles perforées (calibrage adaptable à la demande) sur les parois du cylindre. Le minerai est introduit à une extrémité du tambour et convoyé vers l'autre extrémité, grâce à une légère inclinaison du tambour. Le minerai tombe ensuite en dessous du crible.

Les blocs trop gros étaient concassés plus bas avant d'être repris ici.

Séparateur magnétique Séparateur magnétique Séparateur magnétique
Séparateur magnétique

Notes Le minerai réceptionné en trémie est envoyé directement vers un séparateur magnétique à tambour pour ne garder que le minerai le plus riche. Le tambour est constitué d'un demi aimant sur une partie fixe de celui-ci, le minerai tombant est accroché au tambour et n'est relâché qu'après avoir passé l'aimant, en dessous dans une trémie et le reste du minerai dans une autre naturellement par gravitation.

Passerelle
Passerelle
Trappes de chargement
Trappes de chargement

Notes Le minerai est ensuite descendu vers des trémies afin qu'il soit expédié.

Machine d'extraction Machine d'extraction Machine d'extraction Machine d'extraction
Machine d'extraction
Machine d'extraction
Machine d'extraction
Indicateur de profondeur
Indicateur de profondeur
Ouest-Est
Ouest-Est
Tachymètre
Tachymètre

Notes C'est une machine d'extraction bicylindroconique. Ce type de machine est devenue rare en France, on peut encore en voire une dans le Nord au 9/9bis. Sur l'indicateur, on peut lire -392m comme dernière profondeur.

Poste de commande Poste de commande
Poste de commande
Salle des machines
Salle des machines
Compresseur Compresseur
Compresseur

Notes Au premier plan on aperçoit ce qu'il reste des convertisseurs électriques (Cf: Salle des machines).

Ce compresseur provient de la firme suédoise Atlas Copco.

Armoires électriques
Armoires électriques
Volant
Volant
Machine d'extraction
Machine d'extraction
Compresseur Compresseur Compresseur
Compresseur

Notes Ces compresseurs proviennent de chez Ingersoll Rand.

Mines de la Brutz

Commune : Teillay

Les mines de fer de Rougé-Teillay sont situées au Sud-Est de l'Ile-et-Vilaine et à la frontière du département de la Loire Atlantique. A l'Est de Chateaubriant se trouve les mines de Chazé-Henry, Oudon et Nyoiseau, et à l'Ouest celles de Teillay, Rougé, Sion-les-Mines, Saint Sulpice-des-landes, La Dominelais, Grand Rougeray.

L'exploitation du minerai de fer dans la région remonterait à l'époque Gallo-romaine, mais il est principalement exploité à partir du 16ème siècle, à ciel ouvert, ce que l'on appelle les minières. La couche de minerai n'est pas très abondante (moins d'un mètre) elle est traitée dans les premiers hauts fourneaux et forges de la région.

Les premières recherches de minerai sont entreprises par la Compagnie Générale des mines de fer de Bretagne à partir de 1912 dans les communes de Teillay et de Soulvache. Quelques puits sont fonçés pour reconnaitre la couche profonde (en souterrain) mais l'exploitation débute réellement avec l'ouverture le 14 Août 1920 de la concession des mines de fer de Teillay, au profit de la société J.-J. Carnaud et Forges de Basse-Indre avec trois sièges : Sainte-Barbe (Teillay), Sainte-Marie (Soulvache) et enfin à la Reboursière (Rougé). On y accède par des entrées à flanc de coteau pour les deux premières et par une descenderie pour la dernière. Elles sont toutes reliées au fond. La concession de la Brutz est ouverte en 1923. La même année, une centrale électrique, une chaufferie, un atelier d'entretien sont construits ainsi qu'une cité dite Bonne-Fontaine.

Grâce à des plans inclinés l'exploitation atteint -140m et se développe sur une totalité de 40km.

Le minerai est riche en fer (50%), la production s'élève à 116 000 tonnes de fer en 1927 au 19ème siècle on totalise 14 hauts fourneaux.

Les travaux sont rendus compliqués à cause d'importantes venues d'eaux. Un incendie met fin à l'exploitation en 1951 endommageant la station de pompage et ennoyant les travaux.

La concession est reprise en 1964 par la SMIR (Société Minière et Industrielle de Rougé). L'exploitation de Rougé est maintenue jusqu'en 2002 grâce à son installation moderne de lavage et d'enrichissement du minerai (débourbage) provenant de l'extraction à ciel ouvert.

Depuis 1994 une association installée sur le carreau sauvegarde, réhabilite et organise des visites du site.

Au total cinq concessions sont ouvertes :

  • 1920 - Concession de Teillay (J.J Carnaud FBI puis la SMIR)
  • 1923 - Concession de Sion (SNMO puis la SMIR)
  • 1923 - Concession Ercé-en-Lamée (Compagnie des Forges et Acieries de la Marine d'Homécourt, puis Lormines)
  • 1923 - Concession de Limèle (Société des Acieries de Longwy, puis Lorraine-Escaut)
  • 1923 - Concession la Dominelais (compagnie de Mokta El Hadid)

Historique des fermetures :

  • 1951 : Teillay
  • 1963 : Chazé Henri
  • 1966 : Limèle
  • 1986 : Segré
  • 2002 : Rougé
Dortoir
Dortoir
Chargeur lampes Chargeur lampes
Chargeur lampes
Accumulateur Accumulateur Accumulateur
Accumulateur

Notes Ce bâtiment initialement construit pour le triage du minerai par trommel magnétique, sera abandonné et servira de logements pour les prisonniers allemands au cours de la Seconde Guerre Mondiale. Cet accumulateur à minerai a été construit par les allemands.

Grue Ruston Bucyrus
Grue
Chaudière
Chaudière
Chargeuse Poste de conduite
Chargeuse

Notes Cette drôle de machine est une autogrue Bondy posée sur un châssis Renault, elle provient de la SMIR. Le panneau Ruston provient d'une pelle mécanique entreposé dans la collection du musée.

Entrée Sainte Barbe
Entrée Sainte Barbe
Locotracteur Locotracteur Plaque tournante
Locotracteur

Notes La première est une Gmeinder et la seconde est une Schneider Westinghouse toutes les deux récupérées aux Ardoisières d'Angers.

Forges de Trignac

Forges de Trignac

Forges de Trignac

La Société des Forges de Trignac est crée en 1879 par la Société des Mines de Fer et de l'Anjou. Le premier haut fourneau est allumé un an après, la production atteint 44 900 tonnes de fonte en 1883. La société dépose le bilan 10 ans plus tard en 1889 à cause de la baisse du prix de l'acier.

L'usine est rachetée seulement un an après par la Société des Aciéries, Hauts Fourneaux et Forges de Trignac, la production dépasse les 69 000 tonnes en 1900. Le minerai provient alors d'Espagne, le charbon d'Angleterre et le calcaire de Chateaubriant. A ce moment l'usine comporte 128 fours à coke, 3 hauts fourneaux, une aciérie Bessemer (rails), une aciérie Martin (tôles), un train à rails, deux trains à tôles et un atelier de puddlage.

L'usine est louée aux Usines Métallurgiques de Basse-Loire en 1905 et finalement rachetée en 1910. La production explose et atteint 135 000 tonnes de fonte en 1913, une nouvelle aciérie Martin voit le jour tandis que l'aciérie Thomas est modernisée. L'acier sert entre autre à la construction du métro. En 1920 un nouveau haut fourneau est construit. Assurée avec le minerai de fer provenant de Segré l'usine reste dépendante de l'Angleterre pour le charbon (insuffisance du charbon vendéen) l'usine est placée en liquidation judiciaire en 1926. Ce sont les Forges et Aciérie du Nord et de l'Est qui se portent acquéreurs mais l'usine ferme malgré tout en 1932 en cause la crise et la baisse de la production navale.

Les Forges redémarre en 1939 financée par l'Etat mais les Allemands occupent l'usine à partir de 1940. L'usine est frappée par les bombardements en 1942 et gravement endommagée en 1943. Les forges ferment définitivement en Mars 1943. De 1945 à 1960 l'usine est démantelée.

Cokerie Cokerie Cokerie Cokerie Cokerie Cokerie
Cokerie

Notes Sûrement le bâtiment le plus caractéristique des forges : la cokerie. Avec sa tour à charbon à droite et la tour d'extinction à gauche. La batterie de fours (Système Coppée) a certes disparue mais toute la structure est encore là.

Silos à charbon Silos à charbon Silos à charbon Silos à charbon
Silos à charbon

Notes Même sur les terrasses les plus hautes la nature s'installe.

Trappes Trappes Trappes Trappes
Trappes
Quai de déchargement
Quai de déchargement
Arches
Arches
Anciens fours Anciens fours
Anciens fours
Brique réfractaire
Brique réfractaire