“ Les Houillères d'Auvergne ”

Le sillon houiller d'Auvergne est morcelé en différents gisements houillers au sein même du Massif Central réparti dans les départements de l'Allier, du Cantal, de la Haute-Loire, de la Loire et du Puy de Dôme. Le sillon est dans la continuité des bassins houillers de Decazeville/Carmaux situé plus au Sud-Ouest, et il se poursuit au Nord-Est par celui de Blanzy/La Machine.

Tous ces bassins, dénommé plus fréquemment par "Le grand sillon houiller du Massif Central" forment un triangle de 270km de long qui pointerait vers le Nord (Noyant d'Allier) avec à sa base les villes de Brassac-les-Mines (à l'Est), Champagnac (à l'Ouest) et Clermont-Ferrand comme ville centrale.

Ces principaux bassins sont :

Sources :

Bassin de Fins

Le terrain houiller que comprend le bassin de Fins a été reconnu au Sud-Ouest de Moulins, dans les communes de Sauvigny, Noyant, Chatillon, Tronger, Le Montet. Trois concessions (Fins, les Gabeliers et le Montet) y ont été formées, elles occupent ensemble une surface de 2107 hectares.

Puits Central

Noyant se place dans la partie la plus septentrionale du bassin houiller du Massif Central. Celui-ci s’étend à hauteur de Souvigny, un peu en dessous de Moulins où il suit la Queune en passant par Cantes, Noyant, Pierre Percée et Fins. Quatre couches de charbon sont reconnues et assises dans un terrain en forme de synclinal divisés par deux failles.

Parmi la vingtaine de puits qui a existé à Noyant, seul reste le puits Central qui accueille aujourd'hui un musée. Le puits est fermé juste avant la nationalisation en 1943.

L'association créée en 1988, récupère de nombreux matériels et aménage le site avec notamment la mine reconstituée et la voie Decauville, puis elle sombre en léthargie pendant quelques années. La renaissance a lieu en 2002, à l'initiative du Maire de Noyant-d'Allier, un petit groupe se forme pour sauver le site et ses collections. Le Musée est rouvert et le petit train remis en état, circule de nouveau.

Puits Central Puits Central Puits Central Puits Central
Puits Central

Notes Le chevalement en béton armé est construit en 1920 sur les plans d'Eugène Freyssinet.

Bâtiment d'extraction Bâtiment Puits Central
Puits Central
Estacade Estacade
Estacade

Notes Cette passerelle reliait le puits au criblage, aujourd'hui disparu.

Locomotive Decauville Locomotive Decauville
Locomotive Decauville
Recette jour
Recette jour
UE Aumance
UE Aumance
Banc de charge pour lampes Lampe
Banc de charge pour lampes
Château d'eau Château d'eau
Château d'eau
Wagonnets - Cuffat
Wagonnets - Cuffat
Cages
Cages
Molettes
Molettes
Purgeuse
Purgeuse
Chargeuse
Chargeuse
Boulonneuse
Boulonneuse
Pelle Eimco à pneus
Pelle Eimco à pneus

Notes Le musée possède entre autre une impressionnante quantité de matériels miniers provenant de différentes mines.

Treuil à vapeur
Treuil à vapeur
Treuil de secours - Chaudière
Treuil de secours - Chaudière
Dumper
Dumper
Mineur continu Mineur continu Mineur continu
Mineur continu
Wagonnets
Wagonnets

Notes Ici les wagonnets en surnombre s'entassent pour toujours.

Le Meglin

Le bassin de l'Aumance est principalement exploité autour de la commune de Buxières-les-mines. On l'appelle également "Saint-Eloy Nord" après la reprise par Charbonnages de France, il englobe alors toutes les exploitations charbonnières au Nord de Saint-Eloy.

Les mines de Buxières-les-mines ont exploitées du charbon mais aussi des schistes bitumineux. La première concession à s'ouvrir est celle de la Courolle (charbon), suivie par celle de Buxières en 1849 (charbon et schistes), la Sarcelière en 1853 (schistes) et les Plamores en 1858 (charbon et schistes). En 1859 la Sarcelière et les Plamores fusionnent et forment le bassin de l'Aumance puis fusionnent avec les concession du Cerveau et de la Comaille à Autun. La Courolle et Buxières fusionnent quand à eux en 1861.

La mine du méglin exploite la houille il s'agit de la dernière mine privée, elle ferme le 1er juin 1963, la dernière sera celle de l'Aumance.

En 1942 les mines sont regroupées dans la Société des Mines du Bassin de l'Aumance, puis rattaché au Houillères de Bassin d'Auvergne en 1960 et enfin au Houillères du Bassin du Centre et du Midi en 1968. L'exploitation démarre à ciel ouvert en 1981, le fond s'arrête en 1993 et en 2001 à découvert.

Salle des pendus Salle des pendus
Salle des pendus
Cheminée
Cheminée
Trémies Trémies
Trémies
Lavoir Lavoir Lavoir
Lavoir

Notes Il reste aujourd'hui les vestiges du lavoir, le bâtiment de la salle des pendus, cheminée, sous station et autre bâtiments en ruines.

Bassin de Saint-Eloy

Puits Saint Joseph

Le bassin de Saint-Eloy-les-Mines s’étend entre les villes de Saint-Eloy-les-Mines et Saint Gervais d'Auvergne le long de la Bouble, soit une longue bande de 24km de long orientée Nord-Est vers le Sud-Ouest et n'excédant pas le kilomètre de largeur. Trois concessions se partagent ce gisement :

  • La Vernade (Châtillon-Commentry-Neuves Maisons)
  • La Roche (Châtillon-Commentry-Neuves Maisons)
  • La Bouble (Société Anonyme des mines de la Bouble)

Trois couches sont exploitées de manière très irrégulières façonnées par une série d'anticlinaux et synclinaux entrecoupées de différentes failles.

Alors que l'on a connaissance du charbon depuis 1741, celui-ci est brièvement exploité par les paysans lors de leur temps libre vers 1768. Il faut attendre 1837 pour que les deux premières concessions soient accordées et finissent par fusionner en 1863 pour former la Compagnie Anonyme des Houillères et du Chemin de Fer de Saint-Eloy. Mais la Compagnie fera faillite quelques années plus tard avant que celle-ci soit finalement rachetée en 1881 par la Compagnie des Forges de Chatillon-Commentry.

La partie Sud du bassin est quand à elle prospectée vers la fin du 19ème siècle par un Syndicat de Recherche qui obtient finalement une concession malgré le refus de son concurrent en 1898 pour former la Société Anonyme des Mines de la Bouble, qui exploitera la "Nouvelle Mine".

En l'espace d'une dizaine d'années la compagnie de Commentry remet l'exploitation en marche et modernise les premiers travaux vieillissants et fonce également de nouveaux puits (remblaiement du puits Sainte Barbe, modernisation et approfondissement du puits du Manoir, fonçage du puits Nord). A ce moment la production (1892) atteint alors 193 400 tonnes avec 1085 ouvriers.

Le puits Saint Joseph est fonçé en 1897, le puits Sud, à la limite de concession avec la Bouble, est fonçé en 1906. En 1900 la production dépasse les 252 000 tonnes avec 1264 mineurs.

Les puits Tollin (du nom de l'ingénieur qui découvrit et entreprit les premiers sondages du gisement Sud) 1, 2 et 3 sont remplacés par les puits 4 et 5 (Mines de la Bouble) on y adjoint une centrale thermique. Le puits Saint Joseph quand à lui devient alors le puits principal, il est approfondi, on construit une centrale thermique à proximité et une station de compresseurs.

Il faudra attendre la nationalisation pour voir naître les Houillères du Bassin d'Auvergne, réunissant ses trois concessions sous le patronyme de "Groupe de Saint-Eloy/Bouble" groupant donc les travaux de la "Vieille Mine" au Nord et de la "Nouvelle Mine" au Sud. Les travaux de la Bouble seront arrêtés en 1954 pour se focaliser sur Saint-Eloy, le puits Saint Joseph est alors désigné comme puits de concentration, la production atteint 740 500 tonnes en 1958, année record.

La mine ferme le 31 décembre 1977 après l'épuisement du gisement avec seulement 79 300 tonnes extraites cette année là.

Puits Saint Joseph Puits Saint Joseph Puits Saint Joseph Puits Saint Joseph
Puits Saint Joseph

Notes Le chevalement actuel est construit en 1926, il atteint 40m de haut.

Puits Saint Joseph Puits Saint Joseph Puits Saint Joseph Puits Saint Joseph
Puits Saint Joseph

Notes Aujourd'hui il ne reste plus que le chevalement du Puits Saint Joseph qui témoigne de cette époque minière, toutes les installations attenantes au puits ont été démantelées en 1983.

Recette Jour Recette Jour Recette Jour Recette Jour Recette Jour
Recette Jour
Treuil
Treuil
Puits Saint Joseph
Puits Saint Joseph
Lampe de mineur
Lampe de mineur
Mairie
Mairie
Tunnel des Combrailles Tunnel des Combrailles Tunnel des Combrailles Tunnel des Combrailles Tunnel des Combrailles
Tunnel des Combrailles

Puits 2

La Société des Mines de la Bouble a débuté le fonçage du puits 2 le 20 Mai 1895. Un premier chevalement a d'abord été construit en bois en 1898, puis il fût remplacé par celui que l'on connaît actuellement, par un chevalement en poutrelles métalliques édifié par la société Derobert et Compagnie en 1909.

Ce puits servait comme puits d'exhaure et de retour d'air pour les chantiers.

Le chevalement mesure 22,2m de haut, le puits était profond de -475m (niveau 48, c'est à dire 48m au dessus du niveau de la mer) avec un diamètre de 3 mètres. Un bure avait également était creusé afin d'atteindre le niveau -100.

L'exploitation est arrêtée en 1954. Le chevalement devait être détruit mais la forte présence de grisou remontant à la surface et donc de possibilité d'explosion a dissuadé l'entreprise de ferraillage d'exécuter son oeuvre de démolition.

Wagonnets Puits 2 Puits 2 Puits 2
Puits 2
Puits 2 Puits 2
Puits 2
Cité minière
Cité minière

Bassin houiller de Brassac

Le bassin houiller de Brassac-les-Mines se situe entre les villes d'Issoire (Nord) et Brioude (Sud) et divisé en deux par les départements du Puy-de-Dôme et de la Haute-Loire. Le bassin s'étend sur une dizaine de kilomètres que se soit en longueur et en largeur, en suivant les rivières de l'Allagnon et l'Allier en pointant au Nord Auzat-la-Combelle et au Sud à Vergongheon.

Les exploitations se divisent donc en deux groupes :

  • Celles du Puy-de-Dôme (Commentry-Fourchambault-Decazeville) avec les concessions de : La Brugère, Jumeaux et principalement Selle et Combelle (La Combelle).
  • Celles de la Haute Loire (Houillères de la Haute-Loire) avec les toutes les autres concessions de : Entremonts, Armois Sainte Florine, Charbonnier, Grosmesnil, Megecoste, Fondary, Grigues et la Taupe, Frugères, Barthes Airs et Feu, Lubière, Rilhac.

Les exploitations les plus riches se situent au Nord, elles produisent un charbon anthraciteux très recherché et c'est donc sans surprise que la concession de Selle et Combelle soit la plus grande du bassin.

Le puits des Graves est fonçé en 1914 et atteindra -680m de profondeur. Il est mis en service en 1924 pendant le fonçage du puits Bayard.

Le puits Bayard est fonçé en 1924 jusqu'à -305m de profondeur puis ravalé jusqu'à -530m après la Seconde Guerre Mondiale. Il sert pour l'extraction et permet l'exploitation au Sud-Ouest de la concession.

A partir de 1954 le puits Bayard est concentré, toute la production sort alors par ici, le puits des Graves ne sert plus qu'à l'aérage. Les installations près du puits sont modernisées, un nouveau triage-criblage est construit, bureaux, et agrandissement des bains-douches. Les deux puits ferment en 1978.

Les deux chevalements des puits des Graves et Bayard sont sauvés par la création de l'Association de Sauvegarde des Chevalements Les Graves-Bayard en 1979, afin de garder un témoignage minier de la région.

La concession est divisée en trois secteurs sur les faisceaux existants (mais seul deux sont exploitables) : au Nord-Ouest le puits de la Verrerie (faisceau Verrerie), il s'agit d'un faisceau isolé, au centre le siège de Cellamine, celui de la Basse Combelle (Faisceau Combelle) puis celui des Graves et enfin au Sud-Ouest le siège Bayard.

Le faisceau de la Verrerie comprend trois couches et celui de la Combelle en a cinq. Les couches sont exploitées en tailles chassantes, et suivent un pendage entre 35 et 70°. A partir de 1912 au puits de Basse-Combelle on expérimente alors une nouvelle méthode qui est l'exploitation en gradins renversés.

Puits Bayard

Portique d'entrée Portique d'entrée
Portique d'entrée
Puits Bayard Puits Bayard Puits Bayard
Puits Bayard

Notes Le chevalement mesure 34m de haut, avec des molettes de 5m de diamètre pour un poids total de 120 tonnes.

Bâtiment d'extraction Bâtiment d'extraction Bâtiment d'extraction Bâtiment d'extraction
Bâtiment d'extraction
Salle chaude Salle chaude
Salle chaude
Lampisterie Lampisterie
Lampisterie
Bureaux direction
Bureaux direction
Forge
Forge
Bâtiment électrique
Bâtiment électrique
Place des HBA
Place des HBA
Recette jour Recette jour Recette jour
Recette jour
Puits Bayard Puits Bayard Puits Bayard Puits Bayard
Puits Bayard
Poussards
Poussards
Emplacement machine d'extraction Emplacement machine d'extraction
Emplacement machine d'extraction

Notes L'intérieur du bâtiment d'extraction accueille aujourd'hui le musée de la mine à travers une reconstitution de galeries et divers vestiges miniers.

Banc de charge pour lampes
Banc de charge pour lampes
Boulets d'Auvergne
Boulets d'Auvergne
Anciennes affiches
Anciennes affiches
Cintres
Cintres

Puits des Graves

Puits des Graves Puits des Graves Puits des Graves Puits des Graves
Puits des Graves

Notes Le chevalement mesure 45m de haut, avec des molettes de 5m de diamètre pour un poids total de 120 tonnes.

Le charbon ne sortait pas au jour mais par la recette -50m, où il suivait alors le tunnel des Graves qui débouchait près du carreau Cellamine, où se trouvait "l'installation".

Chambre chaude Chambre chaude
Chambre chaude
Recette jour Recette jour
Recette jour
Poussards
Poussards

Notes La chambre chaude est construite en 1923 et comprenait la salle des pendus dans la partie centrale et les douches sur les ailes. A partir de 1950 les élèves de la commune avaient un droit d'accès une fois par semaine, le puits servant de retour d'air, les mineurs descendaient par le puits Bayard.

Bulldozer
Bulldozer
Poudrière Poudrière Poudrière
Poudrière

Centrale de la Taupe

La centrale de la Taupe, du nom de la mine, était alimentée par les mines de Brassac et la Combelle. Elle entre en service en 1951 et ferme en 1979. Depuis elle est la propriété d'un particulier. Concernant la mine de La Taupe, la légende raconte qu’une taupe apparut un jour à la surface portant un morceau de charbon dans sa gueule, donnant ainsi son nom à la mine.

Centrale de la Taupe Centrale de la Taupe Centrale de la Taupe
Centrale de la Taupe

Autres vestiges

Infirmerie
Infirmerie
Eglise Sainte Barbe
Eglise Sainte Barbe
Transformateur
Transformateur
Château d'eau Château d'eau
Château d'eau

Notes L'infirmerie est construite en 1934 afin de donner les premiers soins aux mineurs mais aussi à leur famille.

La chapelle est construite en 1925 par la société Commentry Fourchambault Decazeville.

Ce transformateur est construit à la même époque (1925) pour l'alimentation des cités aux alentours.

Le château d'eau est construit en 1925 afin d'alimenter en eau les cités et les jardins.

Puits d'exhaure
Puits d'exhaure
Galerie Papillon
Galerie Papillon
Peinture murale Peinture murale
Peinture murale

Notes Ce puits d'exhaure servait à l'alimentation en eau de Basse-Combelle, puis de toutes les cités. L'eau était envoyée à la station de pompage puis par refoulement vers le château d'eau.

La Galerie Papillon sert de galerie de formation pour les apprentis-mineurs.

Puits du Parc
Puits du Parc
Puits Saint Alexandre
Puits Saint Alexandre

Notes Le puits Saint-Alexandre est fonçé à partir de 1868, il est profond de -279m avec un diamètre de 2,9m. Il sert d'abord à l'extraction puis comme retour d'air pour le puits Bayard.

Puits de la Verrerie

Le puits de la Verrerie est fonçé en 1837, il exploite la veine du même nom de -205m jusqu'au jour. Le puits à une section rectangulaire. Le bâtiment encore visible est la cheminée d'évacuation d'air.

Son nom provient d'un essai de fabrication de bouteilles.

L'extraction de la veine de la Verrerie est faites par trois puits, le puits d'Orléans, le puits de la Verrerie et le puits de la Ronzière.

Puits de la Verrerie Puits de la Verrerie Puits de la Verrerie
Puits de la Verrerie

Puits Cellamine

Le puits est fonçé en 1894 jusqu'à -240m. Le puits est remblayé en 1935.

C'est aussi à proximité du carreau Cellamine que se trouvait "l'installation". C'est comme cela que les mineurs appelaient ces usines tout en un, qui regroupaient les installations de criblage, lavage (1896) et d'agglomération (1897).

Sous station électrique
Sous station électrique
Salle des machines
Salle des machines
Atelier Atelier Atelier Atelier
Atelier
Douche
Douche
Vestiaire
Vestiaire
Chambre chaude Chambre chaude Chambre chaude
Chambre chaude
Salle des machines Salle des machines Salle des machines
Salle des machines
Carrelage
Carrelage
Chargeur Elau pour lampes
Chargeur Elau pour lampes

Mine du Monteil

La concession de Lubière initialement exploitée par la SA des Recherches Houillères de Lubière et Rilhac est cédée à la Compagnie des Houillères de Ahun en 1912. Elle reprend l'exploitation, dénoie les anciens puits et en fonce un nouveau, le puits du Monteil, qui devrait servir d'aérage au puits de Lubière. Le puits est fonçé jusqu'à la profondeur de -125m. Le puits est rapidement abandonné, en 1918 à cause d'un manque de personnel et d'importantes venues d'eaux. La mine est arrêtée en 1939.

La concession a compté quatre puits : Le puits de Lubières, le puits de Vergongheon, le puits du Monteil et le puits de Rilhac.

Mine du Monteil Mine du Monteil Mine du Monteil Mine du Monteil Mine du Monteil
Mine du Monteil

Notes Le puits est entièrement maçonné en briques jusqu'au fond, il a été remblayé intégralement il y a, à peine quelques années pour sa mise en sécurité.

Bassin de Messeix

Puits Saint Louis

L'exploitation du charbon dans la région de Messeix remonte à 1768, où il aurait été exploité par des paysans. Il faut attendre 1831 pour qu'une première concession soit ouverte à Mr Jean Baptiste Sablon afin d'exploiter les affleurements. Un premier puits est fonçé en 1848, il s'agit du Saint-Charles. Il est rapidement arrêté à cause de venues d'eaux, jusqu'en 1851.

En 1854 la concession est agrandie et en 1878 en vue de la future ligne de chemin de fer de Clermont-Ferrand à Tulle, un nouveau puits est fonçé, il s'agit du Sainte Suzanne. Il exploite La couche Saint Pierre. La Société Anonyme des Houillères de Messeix est également crée. Jusqu'à la fin du 20ème siècle, de nouvelles galeries sont creusées dont une galerie des eaux (1903), un nouveau puits est ouvert, le puits Teyras (1902), une campagne d'électrification du fond est en cours, l'édification d'une centrale à gaz pauvre, des logements, une coopérative et une cité sont construites, enfin au Port-Sec (installations de traitement du charbon) celles-ci sont modernisées (1907).

Après la Première Guerre Mondiale, un nouveau puits est fonçé, il s'agit du Saint Louis. La production augmente (120 000 tonnes) ainsi que que les effectifs qui sont doublés. Le charbon sort alors par le puits mais aussi par une galerie au jour directement vers le Port-Sec.

A partir de 1946, les Houillères sont nationalisées, les Houillères de Messeix deviennent, l'Unité d'Exploitation de Messeix, du groupe, Houillères du Bassin d'Auvergne (HBA). A partir de ce moment l'extraction est concentrée uniquement sur le puits Saint Louis (niveau 785) et les Grousseaux (niveau 740). L'exploitation est répartie en plusieurs chantiers et équipées par 7 plans inclinés à chariot porteur. Selon le pendage de la couche, l'extraction est faites en tranches horizontales montantes, en dressants ou en gradins renversés (synclinal).

La fermeture fixée pour 1975 est repoussée jusqu'en juillet 1988. La concession est renoncée en 1997.

Messeix exploite un gisement d'anthracite très riche dont les couches sont assez épaisses entre 1,5 et 3m, la couche Amélie varie jusqu'à 10m. Messeix à l'avantage de ne pas être classé comme mine grisouteuse ou poussiéreuse, ce qui en facilite son aérage et les conditions de travail des mineurs. Le gisement est atteint par des travers bancs, au niveau des recettes.

La production atteint son maximum en 1965 avec 185 000 tonnes et 640 mineurs.

Puits Saint Louis Puits Saint Louis Puits Saint Louis Ateliers
Puits Saint Louis

Notes Le puits est débuté en 1923 et mis en service en 1928. Il est creusé entièrement hors couche. Il à un diamètre de 5m et atteint -329m de profondeur.

Il est situé au niveau 785 et comprend trois recettes aux niveaux :

  • Niveau 740 : Niveau relié au jour par la galerie Les Grousseaux, c'est à dire vers les installations du Port-Sec
  • Niveau 624 : Niveau relié au jour et assure l'exhaure des panneaux Sud
  • Niveau 466 : Niveau servant à la desserte du charbon et du matériel des panneaux d'aval, notamment grâce au plan 13 qui remonte au niveau 624 par la descenderie des Mouillères.

Le puits sert pour l'extraction, le personnel et l'entrée d'air. Le retour d'air est assuré par les galeries donnant au jour.

Voici une vue globale sur les installations restantes : atelier, chevalement, bâtiment de la recette et bâtiment de la machine d'extraction.

Bâtiment des bains douches Bâtiment des bains douches Bâtiment des bains douches
Bâtiment des bains douches
Bâtiment des bains douches
Bâtiment des bains douches ingénieurs
Salle des pendus Salle des pendus Salle des pendus Salle des pendus Salle des pendus
Salle des pendus
Maquette Maquette
Maquette

Notes Cette maquette représente le carreau de la mine et le lavoir à charbon au Port-Sec.

Recette jour Haut parleur Recette jour Recette jour
Recette jour

Notes Observez, peints en jaune, les clapets de freins "de secours" et au dessus l'emplacement du guidage du câble.

C'est d'ici que l'encageur recevait ou donnait les ordres vers le machiniste d'extraction, grâce à ce cornet "haut parleur".

Signaux Signaux Règlement de circulation du personnel
Tableaux des signaux
Banc de charge Banc de charge
Banc de charge
Accroche du câble
Accroche du câble
Comutatrice électrique
Comutatrice électrique
Armoire électrique
Armoire électrique

Notes Les couleurs des jetons indiquent les différents horaires de postes

Compresseur Rateau Compresseur Rateau
Compresseur Rateau
Plaque moteur SACM
Plaque moteur SACM
Colonnes d'air comprimé
Colonnes d'air comprimé
Compresseur Chaleassiere
Compresseur Chaleassiere

Notes On a rassemblé différents matériels de ce que l'on a pu sauvé dans le bâtiment de la recette.

Machine d'extraction Machine d'extraction Machine d'extraction
Machine d'extraction
Tambour Tambour
Tambour

Notes La machine d'extraction est une machine à double tambours cylindriques. Elle est modernisée en 1968 par un moteur électrique d'une puissance de 648Kw. Deux cages de deux étages circulent dans le puits pouvant emporter une berline de 2500l.

Cabine du machiniste
Cabine du machiniste
Tachygraphe
Tachygraphe
Indicateur de profondeur
Indicateur de profondeur
Ampèremètre Voltmètre
Ampèremètre / Voltmètre